
Marguerite Lefèvre
14 mars 1949 — 22 mai 2024
Institutrice passionnée, voyageuse infatigable et grand-mère adorée — une vie tournée vers les autres et la beauté du monde.
Une enfance lyonnaise
Marguerite Lefèvre naît le 14 mars 1949 à Lyon, dans le quartier populaire de la Croix-Rousse, au lendemain de la guerre. Aînée d'une fratrie de quatre enfants, fille d'un imprimeur et d'une couturière, elle grandit dans un appartement modeste où l'on apprend tôt le goût du travail bien fait et le respect des autres.
Les bancs de l'école, puis de l'université
Élève curieuse et appliquée, elle décroche son baccalauréat en 1967 puis quitte la maison familiale pour étudier les lettres modernes à l'Université de Lyon. Première de sa famille à fréquenter l'université, elle y découvre la littérature, l'histoire de l'art et une indépendance nouvelle, dans le Lyon effervescent de la fin des années 1960.
Une vie d'institutrice
Diplômée, Marguerite consacre près de quarante ans à l'enseignement. Institutrice d'abord en région lyonnaise, puis en Haute-Savoie où elle s'installe au début des années 1980, elle marque des générations d'élèves par sa patience et sa conviction que chaque enfant porte en lui une lumière. Beaucoup, devenus adultes, lui écrivaient encore.
André, et une famille
En 1971, elle rencontre André, jeune ingénieur au tempérament doux, lors d'un bal à Annecy. Ils se marient deux ans plus tard et ne se quitteront plus pendant cinquante ans. Ensemble, ils élèvent trois enfants — Claire, Julien et Sophie — et accueillent avec émerveillement cinq petits-enfants, devenus la grande joie de ses dernières années.
Le goût du monde et de la photographie
Dès que les vacances le permettaient, Marguerite bouclait sa valise et son appareil photo. Amoureuse de l'Italie, elle revenait sans cesse à Florence, dont elle connaissait chaque ruelle et chaque église. Elle rapportait de ses voyages des milliers de clichés, persuadée qu'« on ne possède vraiment que ce que l'on a regardé avec attention ».
Le jardin, cœur de la maison
À Annecy, son jardin était le véritable cœur de la maison. C'est là, sous le vieux pommier, qu'elle réunissait les siens à la belle saison, entre les rires des petits-enfants et le parfum des roses. Elle s'y est éteinte paisiblement le 22 mai 2024, entourée de sa famille, laissant le souvenir d'une femme lumineuse et généreuse.
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